Montagnes russes. C'est moi. Si ça ne plaît pas aux autres, tant pis. Ceux qui me connaissent réellement devraient comprendre. J'étais sur la piste qui descend à pic, tout en tourbillonnant. Elle m'a rattrapée au vol, on s'est retrouvée gare St Lazare. Du concret, après du virtuel. Une virée dans Paris, une expo, un resto, du shopping. Chouette journée. J'ai oublié de le lui dire, mais elle est le sosie de ma cousine =)
Un au revoir, ou plutôt un à bientôt. Dans une autre gare, une autre ville. C'est chouette ce genre de rencontres. On ne s'est jamais vu, mais on se connaît déjà (bien). Même pas impressionnée. Bons souvenirs.
Un retour à la maison. Ma grande soeur qui m'attend. Elle me prend dans ses bras. Exactement comme 6 mois plus tôt, presque heure pour heure. Elle me dit "ne pleure pas, je suis là". Alors pour une fois, je souris. On mange, on parle, on rit. Et on s'isole. On va dans cette chambre si froide, elle m'aide à dire au revoir à certaines choses. Et je pleure. A nouveau le wagon descend à toute vitesse, je perds pied, je ne suis pas attachée, j'ai peur de tomber dans le vide. Comme cette grande soeur que je n'ai jamais eu, elle me calme, me pose sur le lit et me console. Et le plus beau, c'est quand elle me parle de ses souvenirs avec ma princesse. Petit à petit, je me sens doucement remonter, grâce à elle, sa patience et son écoute.
Le manque, en tout genre, est horrible, et vous fait tout perdre en l'espace de quelques secondes. Je suis en manque de tout. Quand quelqu'un à un cancer et souffre physiquement, tout le monde autour de lui est compréhensible. On le plaint, on l'admire, on est patient, on l'entoure, on l'aide... Quand la maladie n'est pas visible, ou moins concrète, on est rendu à rien. On ne nous comprend pas, on nous prend pour des fous, on ne nous supporte pas. Et pourtant, la douleur, elle, est bien là.
Un film au cinéma, une histoire, des comédiens, une amie à nos côtés, un dimanche.