Réécriture

Réécriture
Je recommence à écrire. Sûrement parce que je traverse une nouvelle crise. Ce blog reste ouvert, je laisserai de temps en temps quelques traces. Mais un nouveau blog est né, je dois m'habituer à lui, car j'ai du mal à partir d'ici. Journée étrange aujourd'hui... sous bien des aspects. Demain, un nouveau jour se lève, un nouveau jour sans Eux**. Et moi, j'écris ...
Plume en suspend
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# Posted on Sunday, 24 February 2008 at 5:46 PM

Clin d'oeil

Le Nutella*, à la cuillère ou au couteau =P ?
J'ai bu mon chocolat viennois comme une grande, dans le métro ! Même qu'un garçon m'a parlé (a) !
Clin d'oeil

# Posted on Sunday, 24 February 2008 at 8:31 AM

Renaître, descendre

Renaître, descendre
Montagnes russes. C'est moi. Si ça ne plaît pas aux autres, tant pis. Ceux qui me connaissent réellement devraient comprendre. J'étais sur la piste qui descend à pic, tout en tourbillonnant. Elle m'a rattrapée au vol, on s'est retrouvée gare St Lazare. Du concret, après du virtuel. Une virée dans Paris, une expo, un resto, du shopping. Chouette journée. J'ai oublié de le lui dire, mais elle est le sosie de ma cousine =)
Un au revoir, ou plutôt un à bientôt. Dans une autre gare, une autre ville. C'est chouette ce genre de rencontres. On ne s'est jamais vu, mais on se connaît déjà (bien). Même pas impressionnée. Bons souvenirs.
Un retour à la maison. Ma grande soeur qui m'attend. Elle me prend dans ses bras. Exactement comme 6 mois plus tôt, presque heure pour heure. Elle me dit "ne pleure pas, je suis là". Alors pour une fois, je souris. On mange, on parle, on rit. Et on s'isole. On va dans cette chambre si froide, elle m'aide à dire au revoir à certaines choses. Et je pleure. A nouveau le wagon descend à toute vitesse, je perds pied, je ne suis pas attachée, j'ai peur de tomber dans le vide. Comme cette grande soeur que je n'ai jamais eu, elle me calme, me pose sur le lit et me console. Et le plus beau, c'est quand elle me parle de ses souvenirs avec ma princesse. Petit à petit, je me sens doucement remonter, grâce à elle, sa patience et son écoute.
Le manque, en tout genre, est horrible, et vous fait tout perdre en l'espace de quelques secondes. Je suis en manque de tout. Quand quelqu'un à un cancer et souffre physiquement, tout le monde autour de lui est compréhensible. On le plaint, on l'admire, on est patient, on l'entoure, on l'aide... Quand la maladie n'est pas visible, ou moins concrète, on est rendu à rien. On ne nous comprend pas, on nous prend pour des fous, on ne nous supporte pas. Et pourtant, la douleur, elle, est bien là.
Un film au cinéma, une histoire, des comédiens, une amie à nos côtés, un dimanche.
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# Posted on Sunday, 24 February 2008 at 8:15 AM

Le fiasco...

Elle sourit dans la salle de bain. Aujourd'hui, elle a une nouvelle coupe. Elle a enfin l'impression d'être belle. Elle se recoiffe et enfile sa jolie robe achetée une heure plus tôt. Elle prend le temps pour se maquiller. Elle ose. Elle sort ce soir, elle veut en profiter, voir sa robe tournoyer, son visage s'illuminer. Elle est prête, elle enfile son manteau et se faufile dans la nuit..Le bus arrive rapidement, il est presque vide. Elle s'installe au fond, colle sa tête à la fenêtre et pense à ce soir. Elle efface tous ses malheurs de sa tête. Elle se dit que pour une fois, elle a droit de ne pas penser à eux. Elle n'en aura pas le temps car tout va s'enchaîner vite. Comme dans les films ou les séries où quand des filles se rencontrent, elles parlent, rient, s'amusent ...
Une fois la soirée en place, elle sent en elle un profond malaise s'installer. Comme si rien de tout cela était réel. Elle observe, elle pense. Elle ne dit pas grand chose. Elle se sent ailleurs. Elle n'est pas à la soirée qu'elle avait imaginé. Elle sent ses démons revenir petit à petit. Ses yeux sont parfois remplis de larmes. Elle se retient, elle ne veut pas gâcher sa soirée. Elle tente de se persuader qu'après, ça sera mieux. La soirée continue, l'heure tourne. La nuit l'effraie. Elle savait qu'elle n'aurait pas du venir à cette période. D'autant plus qu'elle est en crise. Mais elle voulait juste s'aérer. Bouger. Etre avec des ... amies. Alors elle se force à tout cacher. Ca ne doit pas se voir. Elle sait déjà quelle sera l'issue, la crise l'emporte toujours sur elle. Et ça arrive plus vite que prévu. Elle part. Elle les sent derrière elle. Elle pleure en pensant à ce qu'elle rate, mais surtout à ce qui l'attend chez elle. Elle s'arrête, se retourne, les regarde. Il est trop tard, elle ne peut plus faire demi-tour. Elle s'engouffre dans le métro, pleurant. On la regarde. On rit. Elle chope le premier metro. Elle se trompe d'arrêt, elle est complètement paumée. Là, elle se retrouve seule, le visage mouillé, dans une station de métro glaciale. Et quand elle voit ce mec arriver, elle sait qu'il va l'aborder. Elle ne peut pas fuir, elle doit le supporter jusqu'au dernier métro qui tarde à arriver. Il s'approche, elle ne dit rien, ne lui répond pas. Elle a peur, il pue l'alcool. 15 minutes plus tard, elle monte dans le métro, dernier wagon, loin de lui. L'air frais du retour lui fait du bien. Elle réalise tout ce qui vient de se passer. Elle sait que plus rien ne sera comme avant. Elle hurle après elle-même, ou plutôt après sa putain de maladie qu'elle ne maîtrise pas. Tout doit se finir. Elle ne se déshabille pas, elle veut être belle pour son dernier souffle. Elle fouille dans ses cachettes. Elle met tout sur son lit, et commence à tout avaler, un à un. Elle ne fait que pleurer. Il n'y a aucun effet sur elle. Elle ne fait que penser à une personne. Mais elle est seule, il n'y a personne. Les heures passent, personne ne la rappelle. Elle s'inquiète même pour elles. Et puis, elle finit par avaler la dose assez forte. Elle dort jusqu'au soir. Mais le réveil est on ne peut plus douloureux. Elle repense à la veille. Elle pleure à nouveau. Il faut qu'elle arrête tout. Elle est trop bouffée par sa maladie que personne ne comprend. Elle ne veut plus être un problème, un poids pour personne. Elle sait que personne ne restera.



ça va faire 6 mois .......................................................
Le fiasco...

# Posted on Friday, 22 February 2008 at 6:31 AM

Les 3 mousquetaires, c'est un mythe.

3 n'a jamais été un bon chiffre. Impair. Nul. A chier. Mettez-vous en rang 2 par 2. Je suis toujours celle qui a aucune main qui se tend vers elle. Celle qui tente d'être à la même hauteur, sans jamais l'atteindre. Les trilogues ça ne fonctionne jamais, ça finit toujours par un dialogue. Ta gueule. Le 3ème homme, c'est toujours celui qui ne sert à rien. Quand en plus il a le malheur de s'appeler comme moi, il sert encore plus qu'à rien. Il ne fait qu'observer, donner son avis quand on le sonne. Mais son avis ne compte jamais, c'est le dernier.
La sensation d'être invisible, de voir les autres rire, s'amuser, parler ... Et toi, tu es ailleurs. De temps en temps tu es connectée mais très vite tout bug et tu te retrouves expulsée loin.
Je savais que ça arriverait. Qu'un jour, tout le monde sans exception s'éloignera. Je suis plus qu'un fardeau. Je ne suis pas celle avec qui on rigole. Je suis celle dont on redoute les pleurs. Il n'y a plus personne quand on appelle à l'aide. Le téléphone sonne, dans le vide. Il n'y a plus que moi, et mes pleurs. Incessants. Tout se mélange. Je pense à mon trésor, avec elle, tout était plus beau. Mais personne ne comprend qu'il y a 6 mois, j'ai perdu mon coeur, ma vie. Personne n'essaye de me renconstruire en m'apportant une amitié sincère. Je ne suis qu'un boulet dont on veut se défaire. Je vais disparaitre moi-même de la vie de ces personnes. On est con de croire à l'amitié.

# Posted on Thursday, 21 February 2008 at 8:00 PM