Aucun sens

Aucun sens
Un anniversaire sans Elle, ça n'a pas de sens.
La vie sans Elle ne vaut rien.
Bientôt, le mot
F.I.N.

# Posté le vendredi 08 février 2008 14:07

En vrac, nuit d'insomnie

En vrac, nuit d'insomnie
Je suis pourtant crevée. Mais je ne dors pas. Je pleure, je pense et je pleure. Pas original. Ce blog n'est qu'un entassement de messages de pleurs ... Ouais mais d'un côté c'est un peu ma vie.
Je pleure à cause de mon père. Je n'ai même plus envie de l'appeler ainsi. Il me fait culpabiliser à chaque fois que je fais un truc. A ses yeux, je dois juste réussir mes études, et c'est tout. Je n'aurai jamais pensé qu'à 20 ans je serai devenue cette fille qui tremble de peur à l'idée de ramener une mauvaise note. Je n'ai jamais connu ça. Il me ment, il me raccroche au nez, il ne me dit rien. Je suis exclue de sa vie depuis des années maintenant, il ne s'en rend même pas compte. Tout ça vient de lui. En s'éloignant de ma mère, il s'est aussi éloigné de moi, à lui d'assumer, merde. Je ne supporte pas son chantage au sujet de mon anniversaire. Je n'avais déjà pas envie de le fêter, mais là c'est terminer. Je sais ce que je ferai dimanche prochain. Après m'être levée à 13 ou 14heures; j'irai prendre une douche brûlante pendant 30 minutes et puis je resterai en peignoir, toute la journée, seule dans le noir, avec juste quelques bougies pour que soient présentes les personnes qui auraient dû être là pour mes putains de 20 ans. Et je leur dirai, à eux mes "parents" et aux autres, que je ne veux aucun cadeau, aucun message faux cul, aucun SMS, aucun e-mail, aucune carte. Ce que je voulais, c'était juste une présence, pour un peu plus longtemps que d'habitude. Ah oui, j'aurais aimé aussi être invitée aux 20 ans de ma meilleure amie du lycée. Je me rends juste compte que toutes les promesses que l'on se fait le jour des résultats du bac ne sont qu'éphémères. J'aurais aimé aussi des encouragements, des "félicitations", de la part de certaines personnes qui sont au courrant de quelques uns de mes projets. J'ai besoin d'être soutenue pour m'investir dans quelque chose. Mais j'ai l'impression qu'autour de moi, personne ne comprend cela. On préfère toujours complimenter les autres. Pour te faire comprendre que tu n'es qu'une merde et que tu dois y rester. Pour ne surtout pas montrer aux autres que l'on te soutient. Ce serait trop la honte. C'est pour ça que j'ai décidé de ne plus parler, de garder les choses pour moi. Au moins, aucune déception. Et voilà on est au mois de février. Le mois où je suis née et le mois où j'aimerais vraiment mourir. Celui où j'aurais aimé qu'on arrête de se foutre de ma gueule et qu'on arrête de profiter de mois. Et cette année, ironie du sort, ce putain de mois a 1 jour de plus que les autres années >< ça va être long et difficile. Et dire qu'il y a un an j'étais sur le point de vivre la plus belle histoire de ma vie ... [A suivre , peut être, je ne vois plus l'écran, j'ai les yeux remplis de larmes, le nez qui coule, et je dois faire attention à ne pas réveiller ma "famille d'accueil" qui dort à côté et qui ce soir m'a fait constater que chez moi, on n'a jamais été une famille, une vraie =( . Ou à ne pas suivre, si je décide de continuer à écrire sur un journal intime, sur du papier et avec une belle plume, beaucoup plus personnel qu'un outil informatique tout ça ... ]

# Posté le vendredi 01 février 2008 19:37

Je médite

Aujourd'hui, j'ai parlé à quelqu'un qui m'a dit [non, je ne suis pas devenue Carla, pitié xD] que pour se reconstruire une nouvelle vie, il fallait souvent passer par une phase de destruction, partielle, presque totale [oui car si on meurt on peut plus se reconstruire, enfin c'est ce que j'en ai déduit =) ]. Je n'arrête pas de repenser à cette phrase ...

# Posté le mardi 29 janvier 2008 19:47

Cicatrice à vif.

Cicatrice à vif.
Il y a des blessures qui ne se referment jamais. Au contraire, elles peuvent se ré-ouvrir encore plus au moins petit coup que l'on vous porte. Il y a des mots, des paroles, qui blessent, et que l'on oublie jamais, peu importe de qui elles viennent. Il y a des comportement qui nous atteignent en plein coeur et nous font mal. Il y a de l'hypocrisie qui nous fait sortir de nos gonds. On est tous différents, on réagit tous différemment à des attaques personnelles. Mais j'en ai marre d'en être la cible. Je veux qu'on me laisse tranquille. A cause de tout ceci, je suis devenue une autre, que je ne reconnais pas. Je suis tellement à bout qu'à ces personnes, je leur souhaite que du malheur. Pas des paroles en l'air. Je veux réellement qu'elles souffrent comme j'ai souffert à cause d'elles. Elles font du mal consciemment. Après, ça se donne bonne conscience, en pensant qu'il suffisait d'envoyer des fleurs à quelqu'un qui vient de perdre un être cher, et que tout sera oublié. Mais on n'oublie jamais et c'est un manque de respect. Il n'y a rien de pire que de présenter ses condoléances sans sincérité. De faire des promesses à des personnes dans un état de fragilité totale que l'on sait pertinemment que l'on ne tiendra pas. Et les exemples sont multiples. Ces parasites vous bouffent, vous empêchent de vivre votre vie comme vous l'entendez. Et le pire, c'est la contagion. Quand les parasites se multiplient ...
Je viens de jeter 100¤ par les fenêtres à cause d'un de ces parasites. J'ai à nouveau les joues à sang. J'ai vidé tout ce que mon estomac contenait tellement je suis dégoûtée. Et je n'arrive pas à trouver le sommeil à 3heures du matin ... Un vrai retour en arrière. Merci.
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# Posté le lundi 28 janvier 2008 21:07

Ne jamais se quitter fâcher.

Elle était en colère après lui. Il s'était montré comme un goujat. Un salaud. Elle le détestait. A cause de lui, elle avait pleuré. Elle avait la peau à vif, sèche et rouge à cause de ses larmes qui lui brûlaient les pomettes. Elle s'est même laissé aller à son jeu d'autrefois. Elle se sentait moche. Sale. Salie par lui. Par ses paroles et ses gestes. Pourquoi avait-il dit cela ? Pourquoi la faisait-elle souffrir comme ça ? Elle n'arrêtait pas d'y penser. Dans sa tête, elle se répétait qu'elle ne voulait plus le revoir. Plus jamais.
Et puis, il y a eu ce coup de fil. Quand elle a vu son numéro s'afficher, elle ne voulait pas répondre. Et puis, une force extérieure l'y a poussé. Mais ce n'était pas sa voix au téléphone. Une femme. En pleurs. Aussitôt, son coeur s'est emballé. Des situations comme ça, elle en connaissait trop bien. Elle ne voulait pas. Mais la femme en sanglot lui a dit ce qu'elle ne voulait pas entendre. Ce putain de mot. "Accident". A banir à jamais. Elle a juste demandé "". Elle a prit son sac et elle est partie. Dans le bus, elle a pleuré. Elle tremblait. Et quand elle est arrivée à l'hôpital, elle fut prise de nausées. Les souvenirs remontant à la surface. L'odeur, le bruit, les gens. La souffrance. La mort.
Quand elle est entrée dans la chambre, elle l'a d'abord vu elle, la femme du téléphone. Elles ne se sont pas parlées. Mais par le regard, elles se sont comprises. Elle sait ce que cette femme endure. Elle sait ce que ça fait d'avoir perdu un enfant. Et de craindre de perdre le second puis le perdre lui aussi. Heureusement pour cette femme, son second fils restera avec elle, il s'est battu, et il a gagné. Mais elle ne le sait pas encore quand elle s'approche de lui. Elle voit juste son corps inerte et étendu sur un lit. Il a encore du sang sur le visage. Mais elle le trouve beau. Elle lui sourit et s'imagine que lui aussi lui sourit. Et elle entend derrière elle la voix de la femme, de la mère. "Il t'aime beaucoup". Pour elle, c'est comme s'il venait de lui dire "je t'aime". Elle pleure. Et puis, il y a cette main posée sur son épaule, et cette voix : "Il ne nous abandonnera pas". Alors elle y croit. Et elle lui parle. Elle oublie leur dernière dispute. Elle oublie qu'elle pensait ne plus l'aimer. Et quand il ouvre les yeux, elle lui demande pardon. Lui, il la regarde comme si c'était la première fois. Il esquisse un sourire et dans un murmurre lui dit qu'il n'a rien trouvé de mieux pour la ramener à lui. Elle l'aime, ce pauvre con.
Ne jamais se quitter fâcher.
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# Posté le lundi 28 janvier 2008 20:49