La veille de la rentrée, je préparais avec soin mes affaires en tout genre : le cartable rangé, les vêtements bien pliés, les chaussures parfaitement cirés ...
Le matin de la rentrée, je me réveillais, impatiente de mettre mon cartable sur les épaules après avoir enfilé mes vêtements de fête, et je partais, fière, à l'école.
Demain, c'est ma rentrée universitaire. J'ai voulu retourner en enfance et préparer mes affaires. J'ai pris mon classeur et notez le nom de mes matières sur les intercalaires. J'ai recopié les quelques heures de cours sur mon emploi du temps. Et pour finir en beauté, j'ai rempli mon agenda "l'Etudiant", impatiente de devoir y noter les 3 tonnes de commentaires ou dissert' que j'aurai à faire. Mais l'enthousiasme s'est arrêté là ! J'ai mis à l'arrache mon trieur dans mon sac à main [notez que je dois A TOUT PRIX m'en acheter un nouveau digne de ce nom et pas un "spécial vacances à la mer"], y ai ajouté ma mini trousse, et je me suis dis que pour les fringues, je verrai bien ce qui me passera sous la main demain !
Je n'aurai que 2 heures de cours, et j'ai l'impression que c'est la fin du monde. Trouver l'amphi. Affronter la foule et le regard des autres. Suivre un cours, assise sur une chaise peu confortable pendant 1heure en tentant de prendre des notes lisibles pour s'en resservir dans 4 mois pour les partiels. Et puis, il y a ce trou d'une heure entre deux cours ! Que vais-je faire seule dans cette fac grouillante d'étudiants ? Où vais-je pouvais me cacher ? Vais-je trouver la force de me rendre au service sport et à la bibliothèque ?
Quand j'étais petite, il me tardait d'être le matin de la rentrée. Aujourd'hui, je suis grande, et il me tarde d'être demain, midi, quand la fin de mon dernier cours aura "sonné" !

