Un homme, une femme.

Un homme, une femme.
Cette histoire a commencé comme toute les histoires. Cette histoire s'est terminé comme aucune autre.
Ca aurait pu être une belle histoire. Un homme. Une femme. Blablabla, tout le monde connait la suite.
Mais pas cette suite. Il y avait ce lien trop passionnel, trop fusionnel. Qui a tout gâché.
Ce lien, elle y tient. Elle veut que son histoire soit unique. Même si elle a souffert. Ce serait un affront si il n'y avait pas eu tout ce qu'il y a eu avant. Comme une récompense après toute sa souffrance. La médaille.
Idyllique. Ce coup de foudre. Mais cet amour impossible. Liés l'un à l'autre par un terrible secret. Une terrible douleur. Elle n'avait que 16 ans. Il n'avait pas assuré. Il regrettait. Elle s'accrochait à lui. Elle n'avait que lui.
Un ami. Un grand frère. Une amie. Une petite soeur. Tout ce qu'ils avaient toujours voulu.
Il la voyait sombrer, tomber, encore et encore et encore ! En vain, il lui tendait la main. Mais elle retombait toujours.
Elle se raccrochait à lui, l'appelait à l'aide. A l'aide. Ouais, mais elle ne se laissait pas aider. Il en souffrait. A son tour. Etait-ce une vengeance de sa part ? Nul ne le sait. Pas même elle. Se venger de lui. De ce qu'il était, n'était pas, avait fait, n'avait pas fait. Et lui qui voulait trop faire. L'aider, la couver, l'étouffer. Bordel, elle voulait respirer.
Pourquoi lui jettait-il à la poubelle son seul plaisir ? Pourquoi la mettait-il devant une glace pour lui exposer sa maigreur ? Pourquoi lui disait-il qu'il l'aimait, pour l'éternité ? Pourquoi a-t-il baisé sa salope ? Pourquoi s'est-il barré ?
Des larmes pour lui, elle en a versé. Alors ouais, elle s'est réfugié à nouveau dans son unique plaisir. En plus, il lui apportait des amis, du moins le croyait-elle. Vu que son seul ami s'était barré, elle pouvait se flinguer.
Il était irritant, à être si parfait. L'appeler 3 fois par jour depuis son île, pour se rassurer qu'elle vivait toujours. Lui envoyer sa salope sur le dos pour l'empêcher de ...
Mais elle l'aimait. Elle voulait de lui ce qu'on lui avait retiré si injustement. Et elle l'a obtenu. La vie lui souriait enfin. Grâce à lui. Enfin. Son bonheur. Celui dont elle rêvait depuis qu'elle était petite et jouait à la poupée. La poupée venait de prendre vie. Sa famille aussi. Car tout le monde sait que 1 +1 = 3. 3 = famille. Paradis.
Idyllique bis. Il, elle et leur mininous. On verserait presque une larme en les voyant. Lui, fou de joie, elle, morte de peur, en ce jour béni qu'était le 14.
A nouveau, leur nouvelle vie semblait banale. Lui qui bosse. Elle qui pouponne. Ils oublient un peu qu'ils s'aiment. Que pour avoir cette vie là, ils n'avaient fait qu'un.
Mais toutes les histoires ne se ressemblent pas. Elle ne voulait pas être comme tout le monde. Elle le sait depuis qu'elle est petite. Elle n'a pas droit au bonheur. Alors elle se souvient de son adolescence gâchée. De son corps qui ne lui a jamais apartenu. Elle pleure tout le temps. On met ça sur le compte de la fatigue. Du baby blues ! Quelle belle invention. Et lui. Il change.
Celui qui autrefois lui tendait la main la tend autrement. Cette main si douce avant. Si forte maintenant. Avec sa seule main, il peut tant faire. La tenir. La plaquer. La faire taire. L'étrangler. La frapper. La menacer. L'effrayer. L'obliger. Obliger. Ce mot qui revient sans cesse. A tes ordres mon chien. Mais elle ne voulait pas y croire. Erreur de scenario. Son histoire à elle, c'était " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ". Jamais elle n'avait lu que dans La Belle au Bois Dormant, le Prince viole Aurore. Même les nains n'ont jamais sauté Blanche-Neige.
L'histoire continue. Il prend possession d'elle. Oser. Elle n'y arrive pas. Prendre le couffin et se barrer. Elle a peur. Elle reste. Elle fait la bouffe. Et comme une crêpe, se fait sauter. Pour son bien. On lui bourre le crâne. Ton bien. Ton putain de bien. Ah ouais, elle a mal elle. Elle pleure. Elle se sent moche. Nulle. Je t'aime. Toi aussi. Hein ? Elle ne sait plus. Oui. Non. Impossible. Et lui, pareil. Quand il l'aimait, il ne faisait pas ça. C'était son prince. Qui fout le camp.
Je te quitte. Pan ! Pourquoi ? Avec qui ? Depuis quand ? Et viennent les promesses. Mensonges. Menaces. Retours. Et elle ? Les pleurs. Les cris. Les conneries. Frôle la mort. Culpabilise. Panique. Elle ne pense qu'à elle, ce mininous qui n'a rien demandé, putain. Alors elle se laisse baiser. Comme une merde. Et si elle résiste. Impossible. Il lui explose la tête contre le radiateur sinon. Pour son bien. Remettre ses idées en place. Et sauver la famille. Famille. Il n'y a même plus les apparences de la famille. Un échec. Désolant.
Il est fort et l'infantilise. La faire passer pour folle, c'est si facile. Dominant. C'est lui le mâle. Le phallus au pouvoir. Il fait ce qu'il veut avec. Il n'a peur de rien. Elle tremble. Jusqu'au jour où ... Stop. Fin de l'histoire. Electrochoc. Elle comprend enfin qui elle est. Dur. Elle se croyait juste une merde. Elle le pense encore. Mais une dernière force. Pour le faire sortir de sa vie. Long. Infini. Toujours, il revient. Il l'aime. Pas elle. Elle le hait. Elle veut le voir mort. A la place de son ange. Elle crache sur leurs 3 ans. Contre juste 9 ans. Pas assez. Elle voulait qu'il paye. Pour l'avoir réduite à rien. Pour l'empêcher encore maintenant, d'aimer.

Les histoires d'amour finissent mal, en général.



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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 19:56

Scenario catastrophe

... pour une tournée de cookies.
Même ça, je ne sais plus les faire. Nulle.


Alors j'ai voulu ne pas me retrouver seule, mais il n'était pas là.
Alors je me suis déshabillée. Dans ma salle de bain étroite et glacée. Et je me suis glissée sous cette eau bouillante jusqu'à ce que ce ne soit plus supportable. Assise par terre, je laissais l'eau couler sur mon corps et me brûler. La peau à vif, d'un rouge écarlate. Avec cette envie de rester là et de me laisser partir. Brûlée ou noyée. Ou tout autre chose. Disparaître. Je suis restée là. 10, 15 peut être même 30 minutes, à pleurer sous cette douche qui me brûlait la peau comme si quelqu'un qui avait versé de l'acide. Les larmes noyées par le jet d'eau chaud et puissant donnaient un goût salé à l'eau, mélangé à celui du musc de mon gel douche. Et puis j'ai tout coupé. Et j'ai attendu. Passage du chaud au froid. Tremblante, je me suis glissée cette fois dans mon peignoir. Un peu de douceur et de chaleur. Mais il fallait vite stoper ce bien-être.
Je voulais changer de visage, changer de peau. Alors j'ai appliqué ce masque sur moi. Immédiat, l'effet. Comme une couche épaisse d'épines qui me piquait le visage. Cette fois, des larmes de douleur. Mais laissez faire le temps de pose. Et regretter le moment de la délivrance. Celui où l'on retire cet engin de torture qui au fond, nous faisait tant de bien. Il fallait trouver autre chose. Les patchs. Encore un gadget de plus. Pour être la plus belle, la plus parfaite. Aucune imperfection autorisée. Toute la même gueule. Sans bouton. Sans point noir. Je les laisse sécher au maximum. Et j'arrache. D'un coup. Je crie. Je saigne. Sois belle et tais toi !
Bougies. Une bougie, c'est fait pour être joli. Pour moi, elles servent à communiquer avec Elle. Pour qu'elle me voit, de là-haut. Envie d'un brasier. De me brûler. Que tout brûle autour de moi. Je joue avec le feu. Je souris en voyant cette flamme. Si frêle. Monter si haut. Pourquoi je ne peux pas, moi, monter ? On lui a bien donné l'autorisation à Elle. Alors qu'elle était si petite. Alors je continue à allumer mes bougies. Il y en a même des parfumées. A la fraise, à la canelle. Des odeurs nauséabondes. Je me retrouve donc dans mon repère, là où je recrache tout. Ma colère, ma tristesse, ma douleur, ma haine, ma bouffe. Je rêve d'un brasier immense, à la hauteur de ma tristesse et de ma colère. Pour qu'enfin, les autres* comprennent. Qu'ils arrêtent de me traiter de chouineuse, faible et instable. Qu'ils crèvent. Ou plutôt, qu'ils essayent de retrouver une vie normale après avoir perdu la personne qui compte le plus pour eux, celle à qui ils ont donné la vie et dont ils connaiss[ai]ent chaque seconde de son existence. Après, ils pourront me dire que je vais m'en remettre. Je ne me suis pas cassée la jambe. Il n'existe pas de kiné pour ce genre de douleur. On m'a arraché le coeur. Aucun médecin ne pourra le réparer. Et qu'on ne me dise plus, ça ira mieux demain. Depuis 5 mois, chaque demain est pire. Chaque journée est identique : triste et morne. Chaque nuit est un enfer. Mon enfer. Alors retournez dans votre paradis, ou au pays des Bisounours, là où le chagrin est exclu. Et foutez-moi la paix.

Et avec tout ça, mes cookies pour demain sont foirés. Malgré tout, moi aussi, je sais parler de futilité.

* Bree, l'image de la femme parfaite.
Ou des cookies et un sourire cache la douleur.
Pour sauver les ... apparences.
ZIK*


Scenario catastrophe

# Posté le mardi 15 janvier 2008 19:44

Modifié le mardi 15 janvier 2008 19:54

[Liste]

Je me suis amusée à faire une liste. Encore une.
Celle de toutes les choses que j'aurai aimé recevoir pour mes 20 ans. Si ça comptait. Si on me les fêtait. Si on voulait me faire plaisir.



Une magnifique montre. En argent, je n'aime pas l'or. Ou or blanc.
Un magnifique sac à main. Peut importe la marque. Juste un beau sac en cuir, mon fourre-tout adoré. Celui dans lequel je glisserai un magnifique porte-feuille, porte-chèque et porte-cartes, offerts également pour mes 20 ans, et un gros agenda, débordant de tickets de caisse, de post-it, de n° de téléphone, d'adresses d'amis, de rendez-vous ultra sympa !
Une parure bague/bracelet/collier/boucles d'oreilles.
Un parfum et du maquillage haut de gamme.
Une garde-robe refaite à neuf.
Un voyage avec des amies, au soleil.
Une place pour le spectacle de la comédie musicale du Roi Lion.
Tous les livres récents que je veux lire.
Une journée dans un centre thalasso.

Liste non exhaustive.


Goûts un peu de luxe. En fait, j'ai juste envie d'une soirée entre amies. Et d'un repas de famille. Que le temps d'un jour, on pense à moi, et à Elle à travers moi. Ce n'est pas juste que je puisse fêter mes 20ans, et qu'on lui ai retiré la magie du premier anniversaire :'(. Tout ce que je souhaite, c'est Elle. La retrouver. La serrer dans mes bras. L'embrasser, la câliner et lui dire combien je l'aime. L'entendre me dire "bon anniversaire, maman".
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 18:13

/!\ Sans titre /!\

/!\ Sans titre /!\
Pas de titre, juste un bric à brac.
J'ai ce besoin d'écrire, comme si c'était la dernière fois que je le faisais.
Justement l'écriture. Elle devrait être une partie de moi, en tant qu'étudiante en lettres. Et pourtant, je n'écris pas. Ou que du vide. Et mal. Aucun style, aucun intérêt. J'écris sur moi, pour me plaindre. Je n'aime pas ça. Je n'aime toujours pas ce blog. Pourquoi ai-je eu cette envie de créer un nouveau blog, sur un sujet que je ne maîtrise pas ? La littérature. La culture. Je suis un imposteur dans ce milieu. Je fais semblant. Je n'ai pas les capacités de donner mon avis sur un livre, un film ou une pièce de théâtre. Je ne suis pas de celles qui dénichent la perle rare et arrivent à convaincre tout son entourage de découvrir à leur tour cette perle. Je suis basique. Certes, au lycée, j'avais ce petit plus. Mais maintenant, dans le vrai monde, je ne suis rien. Mes connaissances, ma culture, mon intelligence ne valent rien. Mes goûts, futilités ! Mes avis, inintéressants ! Et pourtant, j'ai cette soif de lire, de découvrir, d'avoir un oeil critique, d'être pertinente, d'intéresser, de donner envie. Je veux lire et relire chacun de mes livres, en découvrir de nouveaux. Ceux du XXIème siècle, mais les plus anciens aussi. La littérature étrangère, un rêve ! Hier, quand j'étais au plus mal, la seule chose qui a pu me calmer, m'occuper l'esprit et le laisser vagabonder, c'est ma dernière trouvaille. Un roman que certainement tout le monde autour de moi a déjà lu [je suis toujours la dernière, celle qui se met à la mode quand elle se termine, celle qui lit un livre quand toutes ses copines lui ont raconté la fin ou celle qui découvre un film 10 ans après sa sortie ...] . Je me suis laissée emporter. Il n'y avait plus rien autour. J'appréciais chaque mot, chaque phrase. En étudiante en lettres, j'arrive à analyser certains passages en même tant que ma première lecture, c'est un plaisir. Comprendre le sens. Le pourquoi ce mot et pas un autre. Mais j'apprécie aussi de lire sans me poser de question. Juste pour le plaisir. Mais tout ceci reste intérieur. Jamais je n'arriverai à le poser sur du papier, sur un blog. Je me sens si nulle. En dessous de tout. Face aux autres, je suis toute petite, malgré ma grande taille. Même écrire pour le plaisir, je n'y arrive plus. J'ai tout perdu. Peut-être simplement de la paresse. Ou juste une illusion perdue. Je n'ai jamais su, pu, voulu écrire. Mais je me force à me convaincre du contraire.

Histoire de passer du coq à l'âne. Petite brève sur la sociabilité.
Je ne sais pas où j'en suis. Je m'emballe. Je suis déçue. Je me retrouve surtout encore seule. Surtout aujourd'hui. Je ne vais bien que grâce à un mélange de médicaments. On pourrait presque croire que je ne suis pas triste. Mais c'est faux. Je souffre d'être celle à qui ont accepte de répondre au téléphone entre 2 pubs d'un téléfilm débile, alors que j'ai tant besoin de parler. Je souffre d'être celle avec qui on ne s'amuse jamais. Je souffre de devoir trouver tout le temps des excuses à ma grand-mère, qui aimerait tant que je vienne passer un week end chez elle avec une amie, même une copine [ne parlons même pas du petit ami]. Je souffre quand tout le monde me parle de mes 20 ans, sans pour autant me proposer de faire quelque chose de sympa en ce jour pourtant symbolique. C'est pourquoi je me dis, que ça ne sert à rien d'avoir 20 ans, encore moins de vivre. Je suis invisible dans ce monde. On s'aperçoit de ma présence que lorsque je dérange, je gène ou j'embête.




ZIK*
ça faisait longtemps. Renan, mon poète du moment <3. Que ça vous plaise, ou pas !

# Posté le lundi 14 janvier 2008 17:57

J'ai l'impression ...

J'ai l'impression ...
D'être au bout de tout.
De la douleur. Je ne peux plus souffrir. Et je sais que si je continue à vivre, la douleur sera incessante et grandissante. Toujours plus forte.

De mes joies. Comme si plus rien ne me faisait plaisir. Uniquement des déceptions. Des attentes non comblées. Et même s'il y a joie. Elle retombe vite en tristelle.

De mes buts. Car je n'en ai plus aucun. En ai-je seulement eu un, au moins ? Flou total. Sensation d'incapacité immense. Dévalorisation exagérée ou pas, le résultat est là. Il n'y a R.I.E.N. Ou que du médiocre.

De l'amour. De l'amitié. Je n'aime qu'Elle et que Lui. Ce sont ma vie. Ils ne sont plus là. Je n'ai plus cet amour, si fort. Plus fort que tout. Plus fort qu'un homme qui vous tient dans ses bras. Ou qu'une amie qui vous tient des heures au téléphone. Je n'ai ni l'un ni l'autre, en plus.
De ma vie. Tout simplement.

15, symbole. 15, la fin de tout. 15, le but ultime. La mort.
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 17:25