A cette putain de rechute. Et il est témoin de cette dégradation. Comment accepter qu'il sacrifie son épanouissement personnel, juste pour m'éviter de sombrer ? Mais si je réagis en égoïste, je dois avouer que je suis bien, de l'avoir à mes côtés. De l'avoir entendu me dire qu'il voulait venir avec moi chez mr doc, qu'il voulait rester avec moi ce week end, et le 14 aussi. J'en ai pleuré. J'avais tant besoin qu'on s'occupe de moi. Qu'on ne fuit pas ma présence. Qu'on ne fuit pas ma maladie.
Petit à petit, j'arrive à me libérer, à parler. Mercredi, j'ai pu lui parler, même si je ne voulais pas craquer devant elle. Mais j'ai encore tant de choses à lui dire. Mais je n'y arrive pas. Chaque moment passé avec elle, je repousse au dernier moment l'instant où je lui parlerai, ne voulant pas gâcher le moment, lui casser les pieds ou l'ennuyer. Et au final, je ne dis rien.
Aujourd'hui, j'ai aussi fait un nouveau petit pas vers l'avant. J'ai réussi à parler de ma maladie avec une personne que j'apprécie de jour en jour. Elle a même réussi à m'en faire rire. C'est comme si tout à coup, ça m'ouvrait une porte, la possibilité d'un mieux. Et surtout la possibilité d'en parler enfin autour de moi. Peut-être, un jour.
Ce soir, je suis encore sujette à cette crise d'angoisse que je ne contrôle pas. Parce qu'il y a toutes ces putains de dates qui approchent et me font peur. Je n'arrive plus à avancer. Je suis crevée, je vais tenter d'aller dormir quelques heures.
Je t'Aime. Et toi aussi, je t'Aime.